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Passerelle “La Sente” : petits arrangements entre amis

Un projet d’Habitat Participatif bien particulier : des bénéficiaires triés sur le volet pour leur proximité avec la majorité municipale, des prix vraiment « maîtrisés » : une parcelle achetée par la Mairie à 900 000 € pour être revendue quelques temps après pour la modique somme de 358 000 €.
 Et au milieu coule une passerelle, “la sente”, censée servir à tout le quartier, mais qu’on tenterait de privatiser pour garder un entre-soi dans cet îlot très Coco-Bobo…

Une bien belle opportunité

En septembre 2011, la ville d’Ivry-sur-Seine a acquis un bien immobilier situé entre les rues René Villars et Antoine Thomas d’une surface de 1196 m2 au prix de 900 000 €.

En juin 2017, elle a revendu ce terrain pour 358 000 € à 7 foyers désireux de s’engager dans un projet d’habitat participatif.

Soit une perte sèche de 542 000 € pour le contribuable ivryen. Une « moins-value » immobilière qui défie toutes les lois du marché.

Quelle exceptionnelle gestion  !! A ce rythme-là on comprend pourquoi avec un budget annuel de fonctionnement de 160 millions d’€ notre maire n’arrive pas à garantir le minimum du confort attendu par sa population.

Le projet d’Habitat Participatif Coop Coteau

Ce projet est présenté comme un montage entre la ville d’Ivry, le Crédit Coopératif et la Société Civile Coopérative de Construction, qui se propose comme « une troisième voix dans l’offre en accession sociale ».

Vous avez bien lu : accession sociale !

En regardant de plus près le pédigrée des bénéficiaires, on est très loin du social.

Mais passons cet aspect, ainsi que le fait que les bénéficiaires de cette opération sont des « amis » de la municipalité, pour nous concentrer sur la contrepartie attendue de ce cadeau en or !

Pour justifier d’une cession à 300 € du m2, l’acte de cession prévoyait la réalisation d’une liaison piétonne reliant le secteur Mirabeau au secteur Villars/Porte d’Ivry. Estimée à 461 913 €, cette sente destinée à faciliter la circulation des habitants du quartier avait vocation à être rétrocédée gratuitement à la ville, pour l’usage du public.

Nos 7 compagnons de route ont construit leurs biens. Accessoirement dans l’irrespect le plus total des riverains (Fina Arte est l’une des victimes de ce projet participatif).

Mais « la sente », petit sentier pour les dictionnaires, s’est transformée en escalier en métal, estimé par un expert à 150 000 € grand maximum et inaccessible au public. D’abord jugé dangereux pour le public, il a même fait l’objet d’un arrêté de péril, finalement retiré, sans la moindre intervention en amélioration ou consolidation. Il est depuis « interdit au public ».

Fausse contrepartie ou incompétence de la Mairie?

Un cahier des charges avait-il été fourni à cette coopérative sur les qualités et exigences attendues de ce futur équipement public ? Son respect a-t-il été contrôlé par la municipalité, responsable, rappelons-le, de la sécurité publique ?

Qu’est-il prévu comme dédommagement par les acquéreurs qui ne rempliront pas la contrepartie ayant permis de leur céder le terrain à perte pour la commune et donc ses contribuables ? Il s’agit, rappelons-le, de deniers publics dont l’usage est censé répondre à une finalité d’intérêt général.

Qui sera responsable si un accident se produit ? La jurisprudence a pris l’habitude de se tourner vers les autorités publiques, plus solvables que ses agents fautifs ou ses partenaires ou cocontractants coupables, pour garantir les indemnisations des victimes. En l’espère, il y a faute de la municipalité, bien que l’indigence de cette situation soit imputable aux membres de la coopérative.

En bref, qui a payé et qui paiera ? Nous, mes chers concitoyens !

NOTES CET ARTICLE :

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2 Commentaires

  1. J’ajoute à cet article fouillé et documenté, que l’architecte revendique avec sa (ses) coop(s) au nombre de 3 pour l’instant, et dans tous les médias “d’avoir virussé le quartier Mirabeau avec une population hautement militante, tant sur le plan syndical que politique (et nous craignons qu’il ne continue, soutenu par la mairie). Je ne fais que répéter, c’est lui qui le dit et l’écrit. Tout tout est fondé et vérifiable. Au Mardi du Maire du 16/11/21, un monsieur qui venait de faire des compliments sur la commune, s’est pourtant énervé en toute politesse contre la privatisation de deux des escaliers réalisés sur le même montage financier mairie/coop. Dans le principe, la coop réalise l’escalier et une fois fini le rétrocède à la mairie comme aménité urbaine publique. En contrepartie, pour celle du Coteau 352€/m2 nu et 2850€/bâti (écrit dans tous les médias invités par l’architecte).L’escalier portera le nom de Nathalie Lemel, acté en conseil municipal en 2016 et sur l’OAP de 2018 il est acté “chemin piéton existant”. Ha bon ? lLa violence avec laquelle on se fait interpeller quand on l’emprunte (monsieur le Maire averti à chaque fois) laisse planer le doute. A ce mardi du maire, comme par hasard, on nous annonce réfléchir à une réunion entre les copropriétaires de la coop et les riverains. Mais pourquoi à nous de débattre ? Ils ne créent aucun lien avec les riverains. C’est à la mairie de leur donner un ultimatum de fin de travaux et d’enclencher la rétrocession … avant qu’un accident n’arrive quand on sait que, depuis la rentrée 2021, les élèves de Guy Mocquet l’empruntent tous les jours de la semaine, matin et AM, y compris le mercredi avec le centre de loisirs pour se rendre au nouveau gymnase Alice Miliat rue René Villars, jusqu’à 3 classes en même temps qui montent et redescendent. Espérons que la mairie ne se réveille pas trop tard, quand l’accident sera arrivé. Chantal habitante du quartier depuis ma naissance (73ans) et qui habite en bas et en face de cet escalier non entretenu, très sale (les restes du chantier de la coop -inaugurée au printemps 2016- jonchent la terre sous l’escalier) et dangereux. Dans cette coop cohabitent des métiers pourtant compétents pour l’entretenir et le finaliser : architectes, urbanistes, paysagistes … ces gens là aiment-ils vraiment leur coop pour la laisser dans un tel abandon et leur quartier ou n’ont-ils fait là qu’un placement financier juteux ? on peut se poser la question de façon délibérée, responsable trop c’est trop. Stop Monsieur le Maire, arrêtez de couvrir le et inquiète pour notre quartier. CJ – trop c’est trop ! Avec le cube bleu et Fina, la coupe est pleine, arrêtez de couvrir un architecte qui se pense intouchable puisqu’il a écrit qu’il avait faits les travaux nécessaires pour sécuriser cet escalier après l’Arrêté de Mise en péril : il l’a écrit mais personne n’est venu vérifier la véracité de ses écrits et vous avez abroger des travaux NON FAITS. Cet escalier est toujours DANGEREUX !!! Assumez, enfin, monsieur le Maire, merci ! sinon, vous avez conscience que vous avez rédigé une abrogation INFONDEE et vous êtes donc HORS LES CLOUS en tant que 1er Edile de la ville, responsable de la sécurité publique et de la tranquillité de votre commune, et je vous l’ai déjà écrit à plusieurs reprises pour vous lancer l’alerte !

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